Sunday , September 15 2019
Dernières infos

Les grottes de Harhoura patrimoine mondiale

Share Button

Les grottes de Harhoura patrimoine mondiale

Les grottes de Harhoura

Les grottes de Harhoura.

Depuis la fin des années 40, la région de Témara est une référence pour la connaissance de la Préhistoire du Maroc. Concentrés sur quelques kilomètres de côte, les 6 grottes principales sont la grotte de Dar-es-Soltane I et II, El Harhoura I et II, El Mnasra et la grotte des Contrebandiers, toutes forment un ensemble exceptionnel d’occupations s’échelonnant du Paléolithique moyen (Atérien) au Néolithique (Cardial).

C’est dans les grottes de Dar-es-Soltane II, des Contrebandiers et d’El Harhoura I qu’ont été découverts les premiers restes humains attribuables à l’Atérien.

La grotte d’El Harhoura II a été découverte à la fin de l’année 1977. Elle s’ouvre sur l’océan, dans une ancienne falaise morte. Des chantiers de fouille ont été menés depuis plusieurs années ont permis de découvrir des sépultures datée du néolithique.

grottes-harhoura-web

Le littoral de Rabat abrite des grottes préhistoriques où des objets d’une grande importance sur le plan scientifique ont été mis à jour, une découverte qui permettra d’enrichir les connaissances sur l’évolution de l’homme de la période préhistorique et les mouvements des premiers établissements humains en Afrique du Nord.

Les fossiles découverts jusqu’à présent dans ces grottes, peu connues du grand public, ont suscité un intérêt particulier auprès des archéologues, anthropologues et paléontologues de la préhistoire, unanimes à relever que les objets et ossements de squelettes humains mis à jour attestent qu’une partie des origines de l’humanité a commencé dans cette partie du Maroc.

Les restes humains découverts en 1975 dans les grottes de Dar Es-Soltane, situées sur le front de mer de l’ancien champ de tir du quartier El Menzeh, au Sud-Ouest de Rabat, ont apporté de nouveaux éclairages sur les différentes théories des préhistoriens sur les origines de l’homme et les mouvements des migrations humaines d’Afrique vers l’Europe.

Ces grottes longtemps délaissées et servies de dépotoirs pour les ordures ménagères des cafetiers, des garagistes et des habitants avoisinants, seront bientôt réhabilitées et protégées des marginaux qui s’y réfugient et abîment, sans le savoir, un patrimoine national d’une grande valeur.

Ces cavernes sont situées à 300 mètres environ de l’Océan Atlantique et d’une hauteur de 6 à 8 mètres. Les premières fouilles ont débuté en 1937 et 1938 sous le Protectorat français et se sont poursuivies à partir de 1968 et 1980 grâce à l’équipe de l’archéologue André Débanah.

Les objets découverts comprenaient des fossiles du Néolithique (10.000 à 5000 ans avant J.C) et des périodes Arteriennes (3000 avant J.C). Ils démontrent notamment le passage de « l’homme chasseur-collectionneur nomade à des communautés biens établies avec les premiers exemples d’agriculture et d’outils de développement ».

La conservation et la protection de ce genre de site sont, en principe, régie par le dahir du 25 décembre 1980, portant promulgation de la loi 22-80 relative à la conservation des monuments et de sites, des inscriptions, des objets d’art et d’antiquités.

Les responsables de la société émiratie « Emaar Maroc », qui entreprend actuellement des travaux pour la réalisation de plusieurs grands projets immobiliers sur la corniche de Rabat situés près du site, sont fermes sur la nécessité de préserver ces grottes et conscients de l’importance de cet endroit répertorié et donc ne pouvant faire l’objet d’aucune atteinte ou détérioration par les travaux en cours.

Ces grottes sont en effet classées comme site préhistorique de la wilaya de Rabat-Salé-Zemmour-Zears, en vertu du décret du 7 février 1986.

« Emaar Maroc  » a promis d’oeuvrer à la protection et la préservation de ces grottes. Wafaa Snibla, Directrice générale de la société « Emaar-Maroc » a affirmé à la MAP que tous les sites classés de la wilaya, se trouvant tout au long de la corniche où Emaar est en train de réaliser de grands projets immobiliers, feront l’objet d’une attention particulière de la part des architectes de la société et seront protégés et réhabilités dans les règles de l’art.

A ce sujet, les premières mesures prises ont été d’interdire temporairement au public l’accès aux grottes de Dar Es-Soltane. « Emaar » prévoit d’en faire « un endroit de calme et de standing qui servira d’allée où l’on pourra faire du footing entouré d’un parc verdoyant ».

Comments are closed.

Déposez une annonce